ALibi

conception, chorégraphie et interprétation   Lorena Dozio
design dispositif, programmation, composition musicale  et interpretation  Daniel Zea 
création lumière Sévérine Rième
Dans ALibi, Lorena Dozio, danseuse chorégraphe suisse qui travaille entre Paris et Lugano, incopore une partition écrite au sol et inspirée au théoricien de la danse Rudolf Von Laban. A travers son mouvement, capté et contrôlé par des accéléromètres d’un smartphone appliqué au bassin, Dozio génère la musique composée et jouée en live par le compositeur Daniel Zea. Celui de Dozio est un corps- capteur qui cherche et révèle dans l’espace des fréquences, des chemins en avançant comme dans un combat. 
Le passage de la dimension horizontale à la dimension verticale décompose l'image articulaire du corps. S'appuyant sur les volumes d'air, le corps bascule entre suspension et chute. Les accéléromètres contrôlent la synthèse sonore et la spatialisation du son dans la salle, créant ainsi une correspondance entre le mouvement du bassin et la matière sonore qui enveloppe le public. 
La pièce est le temps donné à une créature hybride de re-parcourir son « alibi », son ailleurs : un chemin écrit à un moment précis, pour le réincarner dans l’ici et le maintenant.

DATES: 19 - 20 septembre 2015 - LAC - Inauguration officielle - Lugano
http://www.luganolac.ch/it/440/alibi
    

https://vimeo.com/119764709 
teaser:  https://vimeo.com/94876495
 


production Crile/Bagacera

soutiens Soutenu par la Drac Ile-de-France au titre de l’Aide au projet 2014 et  la Spedidam (F)
du Canton du Tessin (CH) et de la Societé Suisse des Auteurs – Bourse à l'écriture chorégraphique (CH)  et de Pro Helvetia- Istituto Svizzero di Venezia
coproduction er résidences Mains d’Œuvres  - résidence de création; Biennale Danza di Venezia - Prima danza; ADC - Genève; CND - Pantin; Centre d’art La Fonderia en Suisse - Bellinzona, Danses en Chantier des Journées Danse Denses;  Festival Playbox - Lyon; Teatro San Materno- Ascona; PSO - Pantin.
remerciements à  Carlo Ciceri, François Sardi, Julien Vincenot, Myriam Lefkowitz, Caroline Masini, Stefano Tomassini, Teresa Acevedo.
photo Laurent Pailler

Dans ALibi, Lorena Dozio réincopore une partition écrite au sol et génère par son mouvement la musique composée et jouée par Daniel Zea. 
Le corps avance et pénètre l'espace comme dans un combat. Le passage de la dimension horizontale à la dimension verticale décompose l'image articulaire du corps. S'appuyant sur les volumes d'air, le corps bascule entre suspension et chute, dialogue avec l'espace, et convoque l'Alibi, l'ailleurs dans l'ici du corps.
Un corps-capteur cherche et détecte dans l'espace des fréquences, des chemins. Le plan investit est celui du bas, du volume entre le sol et le corps, cet intervalle entre la dimension horizontale et verticale, espace-temps de passage entre un avant et un après. Dans cet «entre», il y a la réincorporation d'un chemin déjà tracé. La pièce est un temps pour une créature hybride de reparcourir son alibi, un chemin écrit à un moment précis, l'incarner et ouvrir ensuite à une autre dimension. L'enjeu de la pièce est de donner à percevoir un corps qui traverse une partition tracée dans une quête de verticalité.

Par des capteurs de vitesses fixés au bassin, le mouvement est amplifié et audible dans la salle entière. Les textures spatiales, externes et internes auxquelles le corps se confronte dans son avancée sont rendues visibles par le dispositif technologique et musical conçu par le compositeur Daniel Zea qui transforme les déplacements axiales du bassin de la danseuse en données sonores. Les bascules de plan sont ainsi traduites en textures sonores et amplifiées par la musique.


Après avoir investi la fiction perceptive d'une lévitation dans le projet précédent, levante, nous renversons dans ALibi le plan du corps et nous explorons la relation de l'avant du corps vers le sol à l'instar des quadrupèdes s'érigeant sur les deux pieds. Avec cette autre relation du corps au sol et à la gravité, nous poursuivons la recherche physique sur la diminution perceptive de l'influx gravitaire à travers le travail sur les volumes d'air comme appuis corporels. 

El Pais, 1 juillet 2013, Venise - Roger Salas
Aujourd’hui en 2013 ont dominé les femmes pour la qualité et la proposition. Lorena Dozio (Suisse 1979) a impressionné avec son solo ALibi. Elle apparait en scène semi-nue et avec son iphone fixé au bassin; un sophistiqué système associe ses mouvements à un programme à distance de son et elle crée sa propre colonne sonore. Dozio fait partie d’une écrasante majorité de vigoureuses chorégraphes, interprètes qui sauvent la qualité du programme.
http://cultura.elpais.com/cultura/2013/06/30/actualidad/1372606901_753219.html 
 
Dates:
17 mars - "Studio Petites Scènes Ouvertes - Brest (interprétation musicale: Juan Camilo Hernandez)
2 avril - Festival Pied Nu - CCN Le Phare - Le Havre
4 avril - Festival Incandescences - Mains d'oeuvres - Saint-Ouen
4 juin 2014 - Studio 303 - Montréal 
17- 18 jullet 2014- Festival Territori- Bellinzona (CH) 
24 octobre 2014-Teatro Foce - Lugano (CH) http://www.agendalugano.ch/events/22730/alibi--2
14 décembre 2014 - Teatro San Materno - Ascona (CH)
 >>> La maquette d’ALibi a été présentée durant le Festival Respirations à Mains d’Œuvres le 15 et 16 juin 2013, puis à la Biennale de Danse à Venise le 28 juin 2013 al Teatro delle Tese à l’Arsenale de Venise; à la Loge _ Festival Fragments d’été-Paris le 5 et 6 juillet et à l'Eglise de Saint-Merry – Paris 4 -le 25 octobre 2013 dans le cadre des Rendez-Vous de la Danse Contemporaine.
http://www.lephare-ccn.fr/fr/piednu/#
http://www.mainsdoeuvres.org/article2036.html 
http://www.dansedense.fr/festival.php 

TEXT IN ENGLISH

Conception, choreography, performance Lorena Dozio
Set design, musical composition, interpretation Daniel Zea
Lighting design — Sévérine Rième


Duration – 30 minutes

Création 2013 – 2014 – Première 2 avril 2014 au  CCN Le Phare/Le Havre

ALibi conjures up another space in the present moment. It is the space of gaps, of the in-between where the articulated body lets out its last gasp. In ALibi, Lorena Dozio reincorporates a score written on the floor, her movements spawning the music composed and played by Daniel Zea. The body moves forward, penetrating the space as if in combat. The passage from the horizontal to the vertical dimension breaks down the body’s articular image. Pressing down on the volume of air, the body shifts between suspension and falling in a dialogue with the space, incorporating the Alibi, the “elsewhere” in the here of the body.
Production — Association Bagacera / Association Crile
  With the support of Drac Ile-de-France au titre de l’Aide au projet 2014 -  Spedidam (F) – Cantone del Ticino (CH) – Societé Suisse des Auteurs (CH)
And with the support of La Biennale Danza di Venezia (I) / Mains d’OEuvres (F)/ Teatro San Materno - Ascona (CH) / Journées Danse Dense, Pantin / ADC, Geneva / Centre National de la Danse, Pantin  Pro Helvetia – Palazzo Trevisan.
 IN ITALIANO

In ALibi Lorena Dozio, danzatrice e coreografa ticinese che lavora tra Parigi e Lugano, incorpora una partizione tracciata al suolo e ispirata al teorico della danza Rudolf von Laban. Attraverso il suo movimento, captato e decodificato dagli accelerometri di uno smartphone applicato al bacino, Dozio genera la musica composta e suonata live da Daniel Zea. Quello di Dozio è un corpo−sensore che cerca e rivela nello spazio delle frequenze, dei cammini, avanzando come in un combattimento. Il passaggio dalla dimensione orizzontale alla dimensione verticale decompone l’immagine articolare del corpo. Appoggiandosi su dei volumi d’aria oscilla tra la sospensione e la caduta. Gli accelerometri controllano la sintesi sonora e la spazializzazione del suono nella sala, creando così una corrispondenza tra il movimento del bacino e la materia sonora che circonda il pubblico. La pièce è il tempo dato ad una creatura ibrida di ripercorrere il suo alibi, il suo altrove, un cammino scritto in un momento preciso, per incarnarlo nel qui e ora.