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5h30  
un film de Lorena Dozio
2011



Qu’est-ce qu’on fait le jour où meurt un grand-père ? Comment passes-tu cette journée ? 5h30 est un film sur le passage du visible à l’invisible, sur comment un corps, une personne disparaît. Comment on voit la réalité ce jour - là. 
Qu’est-ce qui reste ? Comment accompagner ce passage vers l’invisible ? 
C’est un film sur la disparition et sur comment celle-ci modifie notre rapport aux choses, notre regard sur ce qui nous entoure. J’ai décidé de ne pas filmer de visage, ni d’autres corps au - delà du mien : mon corps et le paysage deviennent les seules surfaces de projection des questionnements de cette transformation du corps et de l’âme.  
Interprètes Edmée Suter Luigi di Fortunato Lorena Dozio 
Réalisation et image Lorena Dozio 
Scénario et dialogues Lorena Dozio 
Montage Hadrien Touret 
Son Hadrien Touret 
Année 2011 Durée 9 min. Langue italien/français Sous-titres français 

REVISITATION   
un film de Fernando Cabral, Lorena Dozio, Caroline Masini
2011/2012





Comment rendre visible un temps de recherche, de réflexion et d’exploration qu’on a partagé pendant un ans?
On a marché dans ce territoire, on l’a regardé, on la raconté et au moment venu de la synthèse, il n’était plus le même. Il avait changé de couleurs, de forme, de température. 
On est retourné sur nos pas et on a essayé de l’incorporer a nouveau avec nos regards du moment. L’image et le sons se sont imposés: des langages qui permettent des translations dans le temps, des ellipses, des superposition de présent. 
Le plan séquence nous semblait pouvoir transmettre cette sensation de partage et de temps unitaire, vécu dans un lieu. Des épisodes, des micros récits fictifs qu’on a entrevu entre les haies, dans les silllons du béton, les arrières cours et les horizons urbains qui suggeraient des ailleurs.
Inventer un cadre formel pour essayer de donner une forme à un processus qui risque costamment de nous échapper.
Lorena Dozio
réalisé dans le cadre du projet MANUEL DU VOYAGEUR IMPÉNITENT
coproduction: Espace Khiasma

VAPOR
2011
chorégraphie et interprétation Lorena Dozio
regard extérieur Joana Von Mayer Trindade
merci à Fernando Cabral
Résidences:  Les chemins du solo - Beauvais; Centre d’Art de Paillard - Poncé sur Loir; CDC L’Echangeur –Fère en Tardenois – Première au Théâtre des Beauvaisis - Beauvais




Un ventilateur. Une bâche en plastique. Et une couverture de survie. Voilà le matériel dont a besoin Lorena Dozio pour son projet chorégraphique baptisé « Vapor ». Autant dire qu'une fois installés dans le vaste studio de danse prêtée par l'Echangeur, centre de création et de production, à U1 (ex-Belin), Lorena ne manque pas d'espace pour évoluer. « Je n'ai pas de moyens gigantesques », avoue la jeune femme qui enchaîne : « Ça me convient cette simplicité et puis avec ces matériaux pauvres, on peut faire beaucoup ».
Lorena est en « Studio libre » pendant quinze jours. Jusqu'au 1er juillet, elle a pris possession des lieux pour y peaufiner « Vapor », un travail chorégraphique solo sur le passage de l'état liquide à l'état gazeux, bref sur l'évaporation. Pour cette pièce, elle collabore avec Joao Fernando Cabral et Eric Didry. C'est en travaillant avec la chorégraphe Maria Donata d'Urso en 2010 que Lorena a découvert le site castel. Une aubaine pour la danseuse : « A 1 heure de Paris, ce lieu est formidable. Il n'y en a pas énormément où l'on sent que c'est ouvert. Ici, il y a une porosité entre le plateau et l'espace de travail. L'immeuble en friche donne aussi une liberté à l'artiste », explique Lorena séduite par les lieux. Chaque jour, Lorena s'échauffe, fait du yoga, s'allonge et « laisse les choses arriver petit à petit ». Sa chorégraphie joue sur la transparence, le flou et les reflets.
Frédérique Petre in l'UNION











ACCIDENTAL PROJECT
chorégraphie et interpétation Lorena Dozio, Fernando Cabral
résidence et première  Tanz Haus _ Zürich
2011

On dit que quand on a un accident on voit défiler devant soi toute sa vie.

Le temps se dilate à l’infini et on arrive à ressentir très précisément les sensations physiques et à revoir tous les détails des souvenirs, même ceux qu’on pensait avoir oublié.

12 minutes sera le temps de cette dilation de perception.
12 minutes pour refaire tout le parcours du corps qui a amené a un point d’arrêt ; comme si ce moment de suspension était la césure entre un « avant » d’un corps réel et un « après » incertain dont on ne sait pas la forme et qu’on peut seulement imaginer, fantasmer.
12 minutes pour explorer l’état de corps au moment de cette explosion : la perception du temps, de l’espace interne, physique et psychique et un temps pour pousser les frontières avec le réel et s’en éloigner en ouvrant des espaces impossibles, des corps imaginaires, des anatomies paradoxales.